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« Un test cognitif pour différencier la maladie d’Alzheimer d’autres démences »

Sciences et Avenir janvier 2016

« Trop souvent, la maladie d’Alzheimer est confondue avec la démence frontotemporale, une autre pathologie neurodégénérative qui provoque elle aussi des troubles de la mémoire (…), une maladie qui représente 20% des cas de démences dégénératives (près d’un tiers des cas concerne les moins de 65 ans). Une méprise liée au fait que la démence frontotemporale se présente sous 3 formes cliniques et seule la plus fréquente – dite à variante frontale ou comportementale – provoque des troubles de la mémoire », fait savoir Sciences & Avenir.

« Pour améliorer son repérage, des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (Inserm) et de l’Université de Cambridge (Royaume-Uni) ont déterminé l’efficacité de deux tests de cognition sociale évaluant l’empathie. Ils publient leurs résultats dans le Journal of Alzheimer’s Disease », indique l’article.

« La cognition sociale est l’ensemble des capacités cognitives qui permettent à une personne de s’adapter à son environnement social », précise Maxime Bertoux, coordinateur de ces travaux. « Le premier test consiste à demander au patient de reconnaître des émotions sur des photographies de visage ; pour le second, le « test des faux pas », des scénettes de vie sont décrites au malade, qui doit distinguer celles qui sont ou non socialement gênantes. Ils ont soumis ces tests à 96 patients atteints d’une des deux maladies. Tous avaient bénéficié d’un bilan initial comportant l’imagerie, l’analyse du liquide céphalorachidien et des tests de mémoire », détaille l’article.

« Nous avons observé que 85 à 94% des patients peuvent être classés dans le bon groupe – Alzheimer ou démence frontotemporale – en se fiant aux seuls tests de cognition sociale. Comparativement, le résultat n’est que de 70% avec les tests de mémoire seuls, ce qui se traduit dans la pratique par un diagnostic erroné de maladie d’Alzheimer chez un patient atteint de démence frontotemporale sur deux », explique Maxime Bertoux.

« Toutefois, une zone d’incertitude demeurait dans 11% des cas », souligne l’article : « les tests ne permettent pas alors d’orienter vers l’une ou l’autre de ces maladies. Mais il s’agit de malades à un stade avancé, pour lesquels l’altération cognitive devient plus générale », note Maxime Bertoux.

« Les tests de cognition sociale, rapides et peu coûteux, pourraient donc, à moyen terme, être l’un des examens diagnostiques de référence afin de distinguer Alzheimer et démence frontotemporale », selon les chercheurs. « Mais pour améliorer la précocité du diagnostic de ces maladies, l’identification de nouveaux marqueurs d’altération neuronale et de déclin cognitif sont nécessaires », expliquent-ils. « C’est désormais le prochain objectif qu’ils se sont fixés », conclut Sciences& Avenir.

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