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Journée Mondiale Alzheimer

Journée Mondiale Alzheimer 21 septembre 2016

Tous mobilisés !

Vivre avec la maladie est un combat de tous les instants pour mettre à mal les préjugés touchant les personnes malades, freiner la progression de la maladie, continuer à initier et vivre pleinement ses projets, faire entendre sa voix et préserver la dignité humaine. C’est pourquoi, au-delà des 3 millions de personnes malades et de leurs aidants proches, plus que jamais, tout le monde est et doit se sentir concerné par Alzheimer et sa prise en soin. Le 21 septembre, affichez votre engagement aux côtés des familles face à la maladie !

 

UNE THÉMATIQUE

France Alzheimer et maladies apparentées a choisi de s’intéresser, cette année, à la question des aidants en activité professionnelle. Il faut dire que les répercussions de la maladie d’un proche sur un aidant en activité professionnelle sont nombreuses : stress, fatigue psychologique et physique, absentéisme, perte de revenus, évolution professionnelle compromise, isolement au travail, relations compliquées entre collègues ou avec sa hiérarchie, déconcentration, baisse de l’efficacité et de la productivité etc.

Un aidant sur deux doit concilier impératifs de l’accompagnement et responsabilités professionnelles

« La maladie ne nous quitte jamais. Le matin, c’est la première chose à laquelle nous pensons. La journée, elle se rappelle constamment à nous. Le soir, avant de nous coucher, nous prenons nos dispositions pour passer une nuit sereine et ne pas souffrir des possibles conséquences de la maladie. Et la nuit, quand elle ne nous réveille pas, elle s’invite dans nos rêves. » Voilà comment un aidant décrivait récemment l’impact de la maladie sur sa vie familiale et professionnelle.

 « Être aidant ne s’arrête pas aux limites du foyer. »

Et si elle concerne aujourd’hui « seulement » un actif sur 12, cette situation devrait se renforcer dans les années à venir. Quatre raisons à cela : le vieillissement de la population, l’expansion des maladies chroniques, l’entrée plus tardive sur le marché du travail, l’allongement de la durée du travail. Résultat : de plus en plus d’entreprises sont confrontées aux conséquences indirectes d’une situation qui voit une partie de leurs collaborateurs devoir concilier responsabilités professionnelles et accompagnement d’un proche malade. « On a pris l’habitude de parler de double vie avec la maladie », explique Judith Mollard-Palacios, psychologue chez France Alzheimer et maladies apparentées. Un constat partagé par Jean-François, cadre dans une entreprise agro-alimentaire et qui accompagne son épouse malade de 53 ans : « Je suis satisfait de pouvoir encore être aux côtés de mon épouse et de vivre des moments intenses malgré la maladie. Mais être aidant ne s’arrête pas aux limites du foyer. C’est téléphoner sur l’heure du déjeuner pour voir si tout va bien ; c’est prendre une demi-journée de RTT pour l’accompagner chez le médecin ; c’est parfois quitter le travail en urgence car ma femme ne répond plus au téléphone ; c’est être aux petits soins après le travail et le week-end ; c’est faire les courses le samedi etc. » Sans oublier les responsabilités professionnelles…

 La responsabilité sociale des employeurs

Du côté des employeurs, si la problématique n’est pas encore au cœur des préoccupations, elle n’est pas pour autant inconnue. Il faut dire que la maladie n’ignore personne, y compris les employeurs qui peuvent être amenés à faire face personnellement à la maladie. Pour les autres concernés indirectement, cette question s’inscrit dans une gestion efficiente des ressources humaines et dans la mission de tout employeur de veiller au bien-être et à l’épanouissement professionnel de ses collaborateurs. Il faut dire que les conséquences directes sur l’entreprise ne sont pas négligeables. « Quand on parle des conséquences pour le collaborateur et l’entreprise, nous parlons de fatigue physique, de perte de concentration, d’absentéisme, de sentiment d’isolement, de stress, d’irritabilité. Cette situation n’est pas saine pour l’entreprise. Aucun employeur ne peut accepter qu’une telle situation s’installe et perdure », explique Judith Mollard-Palacios.

Sensibiliser les managers, informer l’ensemble des collaborateurs et accompagner les salariés aidants apparaît donc essentiel.

De quoi justifier cette place centrale « des aidants en activité professionnelle » prise cette année dans la communication de France Alzheimer et maladies apparentées tout au long de cette 24ème Journée mondiale Alzheimer.

 

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