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Dyslexie : les signes qui doivent alerter

Dyslexie : les signes qui doivent alerter

Dès que l’enfant fait face à des difficultés d’apprentissage de la lecture et de l’écriture, les parents se posent de nombreuses questions. Est-il dyslexique ? S’il est nécessaire de repérer le plus tôt possible ce trouble, il faut aussi laisser à son enfant le temps d’apprendre.

Comment dépister la dyslexie ? Quelles différences avec d’autres difficultés de lecture ? Ces questions que se posent fréquemment les parents sont abordées par la Fédération nationale des orthophonistes à l’occasion de la semaine de sensibilisation sur la dyslexie jusqu’au 27 janvier. La dyslexie est un trouble de l’identification des mots, des difficultés de décodage des lettres en son. Ce trouble concerne entre 7 et 10% des enfants. Comment cela se manifeste ? L’enfant confond certaines sons voisins comme le « d » et le « b » (lavado au lieu de lavabo), le « p » et le « b », le « t » et le « d ». Il peut également inverser l’ordre des lettres. Sa lecture est hachée.

A quel moment s’inquiéter ?

« Tous les enfants mettent du temps à apprendre à lire », explique Françoise Garcia, vice-présidente chargée de la prévention et de la promotion de la santé à la FNO (Fédération nationale des orthophonistes). « D’autant plus si l’enfant est né en fin d’année car on considère que c’est à 6 ans qu’il a les capacités d’intégrer cet apprentissage. Néanmoins, les parents peuvent s’alerter si, à partir de 6 mois d’apprentissage, malgré une pédagogie adaptée et si des stratégies (groupes de soutien) ont été mises en place pour aider l’enfant, il est toujours en difficulté. Les enseignants sont bien formés pour repérer les difficultés d’apprentissage. »

Pourquoi il faut s’en préoccuper tôt ?

« Tous les apprentissages scolaires reposent sur la lecture« , explique Françoise Garcia. « Cela va conditionner les apprentissages globaux de l’enfant. Un élève qui a des difficultés de déchiffrement ne peut pas accéder à la compréhension. » Dès le dernier trimestre du CP, si des progrès ne sont pas constatés malgré le soutien mis en place, il est nécessaire de consulter son médecin.

Comment le différencier d’autres troubles ?

Le médecin vérifie l’absence de troubles auditifs ou visuels, de troubles neurologiques ou autres (comme des facteurs psychologiques qui gêneraient l’apprentissage). Il prescrit alors un bilan orthophonique à l’enfant. L’orthophoniste fait un état des lieux de toutes les capacités de langage de l’enfant, oral et écrit, sa capacité à lire des mots, la précision de ses réponses et la vitesse de lecture. S’il s’agit bien d’un trouble de l’apprentissage du langage écrit (dyslexie), il met en place un projet thérapeutique.

Comment se déroule le traitement ?

La dyslexie fait partie des troubles neuro-développementaux. « On n’en guérit pas mais on peut mettre en place des stratégies de compensation« , explique Françoise Garcia. « On ne peut pas décider a priori de la durée de prise en charge. Il faut au moins prévoir une année voire deux de suivi orthophonique, avec une intensité et une fréquence différente selon les besoins pour que l’enfant comble une partie de ses difficultés« , continue la spécialiste. L’enfant peut être amené à consulter de nouveau l’orthophoniste tout au long de ses études.

A la maison, que peuvent faire les parents ?

– « Il est important de maintenir le plaisir de raconter des histoires« , explique l’orthophoniste. Manipuler des livres, mais aussi passer du temps avec son enfant pour solliciter le langage oral, cet accompagnement est important pour l’acquisition de la lecture.

– Instaurez un dialogue avec l’école. « Les parents n’ont pas forcément gardé un bon souvenir de leur scolarité et l’échange avec les enseignants peut être un peu compliqué« , explique Françoise Garcia. L’Education Nationale a mis en place une « mallette des parents« , pour faciliter la communication entre parents et enseignants.

– Entraînez l’enfant d’après les conseils de l’enseignant et pas selon votre propre logique. Ce n’est pas simple pour lui de jongler entre plusieurs méthodes d’apprentissage.

A l’occasion de la semaine de sensibilisation à la dyslexie, la FNO met à disposition des familles et des enseignants des fiches conseils et une vidéo expliquant dans quel cas consulter, un site Internet de prévention, qui guide sur le développement du langage et le dépistage des troubles et un outil à destination des enseignants, le DPL3, qui permet le dépistage à 3 ans des risques pouvant amener à des troubles du langage écrit. Rendez-vous sur http://www.fno-prevention-orthophonie.fr

Source : https://www.femmeactuelle.fr, 

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